PS : désolée pour la suite invisible lol effectivement c'était pas prévu !lol
ensuite je viens voir vos blogs dès que possible mais j'ai des journées chargées en ce moment --' ce soir promis tournée générale des fictions ! lol gros bisous
Gustav descendit de la table et fouilla dans sa poche, à la recherche d'argent. Il avait soif, sa gorge était sèche. Georg lui lança une pièce qu'il attrapa au vol. Après l'avoir remercié, il se dirigea vers le distributeur de boissons. Il inséra sa monnaie dans le distributeur et attendit sa bouteille. La machine s'ébranla lorsque Bill s'adossa contre elle, un sourire en coin. Gustav récupéra son Coca et regarda son ami. Celui-ci lança :
"Dis donc, c'est une impression où elle te plaît bien, la nouvelle ?
-N'importe quoi, marmonna le blond.
-Arrête, mon vieux !Tu planes totalement, t'es sur un petit nuage !répliqua Bill en élargissant son sourire.
-Ta tête va heurter le plafond, attention !s'écria Tom avant d'éclater de rire.
-Mouais...bon...elle est jolie, mais je...bafouilla Gustav.
-Tu crois qu'on t'a pas vu ?coupa Georg. Quand Bill a fait mine de l'embrasser, tu as balancé ce pauvre fauteuil par terre !
-Pas du tout !J'ai mis les pieds dessus et il est tombé !Arrêtez de raconter des conneries !
-Je pense que je vais remettre une enveloppe dans son casier, histoire qu'on la rencontre une deuxième fois et qu'on en apprenne un peu plus sur ses goûts ! D'accord, Gus ?lâcha Bill.
-Vous êtes trop cons..."rétorqua ce dernier. Et pourtant, il sentit son coeur rater un ou deux battements.
Trois jours plus tard, Karen fut donc à nouveau convoquée par les Devilish. Bill, Tom et Georg ne lâchèrent pas Gustav de la journée. Il était arrivé le matin avec ses fringues préférées et un collier tout neuf. Ses cheveux étaient coiffés, il était parfaitement rasé et sentait bon l'after-shave. La jeune fille entra dans le foyer alors qu'ils étaient tous assis sur des chaises. Elle avait l'air nerveuse, et Bill la rassura sur la raison de cette seconde rencontre. Elle n'avait rien fait de mal, mais ils voulaient en savoir un peu plus sur elle. Georg avait un bloc-notes et notait les réponses qu'elle leur donnait. Karen aimait dessiner, nager et faire du patin à glace. Elle n'avait pas de plat préféré, mais détestait les anchois. Elle adorait les chats. Et elle faisait...de la batterie. Gustav frémit. Georg et Tom lui jetèrent discrètement un coup d'oeil. Bill sourit intérieurement. Dès que la porte se fut refermée sur la jeune fille, Georg commença à hurler. Le blond lui plaqua une main sur la bouche pour le faire taire mais il se dégagea et beugla :
"Elle fait de la batterie !De la batterie !J'y crois pas, t'as une de ces veines."Gustav sourit, aux anges.
Quelques semaines plus tard, le lycée planifia un voyage en Suède. Le Proviseur envoyait toujours une de ses classes dans un endroit paumé pour la rentrée. Le pâtelin dans lequel les "heureux" gagnants allaient passer sept jours était inconnu au bataillon et même son nom était imprononçable. Cette année, c'est la classe de Karen qui avait été tirée au sort. Mais il manquait cinq personnes pour remplir les sièges vides de l'avion. Personne ne voulait s'en aller. Le jour de leur départ coïncidait avec le Festival Automnal de Loitsche. L'évènement à ne pas rater. Durant tout un week-end, les boîtes de nuits ouvraient aux mineurs. Il y avait des concerts en plein air au centre-ville. Et les commerçants sortaient leurs marchandises pour les exposer sur le trottoir. Fringues, chaussures de marque, casquettes, sacs, tout était soldé. Les lycéens faisaient leurs achats dans la journée, avant d'aller en boîte jusqu'au petit matin. Il fallait vraiment être fou pour aller se les geler dans le fin fond de la Suède alors que le Festival Automnal commençait !Mais la classe de Karen n'avait pas le choix. Selon Mr Ullrich, ce voyage scolaire était une chance inouïe pour eux. Gustav adorait le Festival, comme tous les autres jeunes. Cependant, la Suède était une chance à ne pas manquer. Cela ne se renouvellerait pas. Il allait avoir l'occasion de passer une semaine avec Karen. Seuls. Des picotements se firent ressentir au niveau de son bas-ventre. Il serra les dents et toqua à la porte du bureau de Mr Ullrich.
"Ah !Mr Schäffer, Devilish numéro quatre !Que me vaut l'honneur de cette visite ?demanda le bonhomme lorsque Gustav fut entré.
-Je...je voudrais aller à...en Suède.
-Q...quoi ?Vous ?Vous vous fichez de moi, jeune homme ?!s'étrangla le Proviseur.
-Non, pas du tout. Je veux aller en Suède...j'ai...un cousin, oui, un cousin Suédois qui va sûrement venir pour les fêtes cet hiver et...ben, ce serait cool que je puisse lui parler...voilà...bafouilla t-il en songeant que décidément, il n'était vraiment pas doué pour mentir.
-Très bien. Cela me ravit au plus haut point, jeune homme !Je suppose que Messieurs Listing, Kaulitz et Kaulitz viennent avec vous ?
-Eh bien, non. J'y vais tout seul."Il se rappela les yeux exhorbités de Tom lorsqu'il leur avait annoncé qu'il partait pour la Suède. Il leur avait demandé de venir mais ils avaient tous refusé catégoriquement. Même Georg, dont la petite amie était pourtant dans la même classe que Karen. Tant pis. Cela ne l'empêcherait pas de partir.
Il se débrouilla pour être à côté de Karen dans l'avion. Mais ils n'échangèrent pas un mot de tout le trajet. Et pour cause : la jeune fille s'était endormie !Pas contre son épaule, comme il l'aurait espéré, mais le front collé au hublot glacé. Arrivés en Suède, il leur fallut encore trois heures de bus avant d'atteindre le charmant petit village dans lequel ils allaient passer la semaine. Personne n'arriva à déchiffrer le nom inscrit sur le panneau à l'entrée du pâtelin. Un élève, Marcus, leva la main et demanda :
"Eh, m'dame Raulf !Est-ce qu'ils ont l'électricté ?"Fou rire général. La professeur soupira et hocha la tête. Le véhicule finit par s'arrêter devant une petite mairie peinte en jaune aux bordures de fenêtres bourrées de fleurs. Et, une demi-heure plus tard, ils déposaient leurs affaires dans une ferme-auberge aussi fleurie que la mairie. L'établissement était pourvu d'une vingtaine de chambres. Quatorze avaient été réservées pour les trente élèves. Amelia Raulf les fit asseoir dans la salle à manger en pin et leur expliqua :
"Il y aura deux à trois élèves par chambre. Je vous demande de respecter le mobilier et de faire vos lits tous les matins. Le petit déjeuner est servi tous les jours entre huit et dix heures. Vous serez libres de faire ce que vous voulez le matin, mais l'après-midi, le lycée a organisé plusieurs sorties dans différents parcs et musées. Comme vous aurez pu le constater, les chambres sont au second étage. Au premier étage, il y a trois salles de bain et une grande salle de jeux. Vous y trouverez des billards, des flippers et des baby-foot ainsi que des jeux de société et même une bibliothèque. Là encore, je vous demande de respecter le matériel. Au sous-sol, il y a un petit sauna et des douches communes. Si vous préférez aller à l'extérieur, une aire de jeux est à votre disposition derrière l'auberge. Evidemment, elle est réservée aux enfants, mais il y a plusieurs bancs et une table de ping-pong. Vous pouvez demander à l'accueil des raquettes et des balles. Cela vous convient ?" Tous les élèves hochèrent vigoureusement la tête. Finalement, ce séjour allait être sympa. Certes, ils étaient dans un trou paumé en Suède, mais l'auberge était plutôt bien équipée. La professeur continua sa description des lieux, puis elle leur fit la lecture des endroits qu'ils allaient visiter. Là, c'était déjà bien moins réjouissant. Elle termina son petit speech une dizaine de minutes plus tard. Les élèves se levèrent en faisant racler leurs chaises sur le parquet. Certains étaient déjà engagés dans l'escalier lorsqu'elle s'écria :
"Attendez une minute !Je viens de me rendre compte qu'il y a un problème...il va y avoir une chambre mixte...je suis désolée, je n'ai pas le choix. Je sais que la plupart d'entre vous ont déjà choisi avec qui ils allaient partager leur chambre, mais y'en a t-il qui ne seraient pas dérangés d'avoir un colocataire du sexe opposé?"Gustav leva immédiatement la main. Et il constata avec soulagement que Karen l'avait imité. Le problème, c'est qu'une deuxième fille qu'il ne connaissait pas avait aussi le bras en l'air. Heureusement, Mme Raulf les choisit tous les deux.