Schrei so laut du kannst !!!! Schrei !!!

Karen était assise sur son lit. C'était un lit superposé, et elle avait préféré être en bas. Gustav n'avait pas bronché, et pour le moment, il était allongé au-dessus d'elle. Il tapotait le matelas avec son index. Il devait écouter son I-Pod. Quand elle l'avait vu lever la main, elle s'était dit que c'était l'occasion de se rapprocher de lui. Elle le trouvait mignon, et surtout, elle adorait ses yeux. Ils étaient si doux. La jeune fille saisit un des magasines qu'elle avait pris à l'aéroport. Les articles étaient rédigés en anglais, mais elle se débrouillait assez bien dans cette langue et elle arrivait à peu près à comprendre ce qu'elle lisait. Tout à coup, alors qu'elle détaillait une photo de mode, Gustav descendit l'échelle et vint s'asseoir à côté d'elle. Il lui sourit et demanda :
"Alors, ça va ?
-Oui...oui, oui, et toi ?répondit Karen, un peu surprise.
-Tranquille...l'auberge est cool. Dis, demain, on va visiter une serre, tu sais...commença Gustav.
-Heu...oui, c'est ce que Raulf a dit.
-Une serre pleine de fleurs. Le truc con, c'est que je suis allergique au pollen et à tous ces machins. Je voudrais pas avoir les yeux gonflés et le nez rouge devant tout le monde. Je vais demander à la prof une dispense ou un truc comme ça. Mais j'ai pas envie de rester tout seul. Est-ce que...tu voudrais bien rester ici avec moi ?
-Ben...pas de problème...ça me tentait pas trop, la serre, de toutes façons..."Allergique au pollen ?!Elle n'en croyait pas un mot, et cela la fit sourire. Le garçon lui assura qu'il allait s'occuper de tout, et après une discussion assez mouvementée avec Amelia Raulf, il réussit à la convaincre de les laisser rester à l'auberge. Le lendemain, les deux jeunes gens souhaitèrent donc une bonne visite au reste de la classe, qui leur lançait des regards envieux. Mais personne n'aurait jamais osé protester. Qui pouvait bien avoir l'audace de tenir tête à un Devilish ?Gustav proposa à Karen d'aller faire un tour dans le sauna. Il était désert. Ils s'installèrent sur les bancs humides, l'un en face de l'autre, laissant cinq bons mètres entre eux. L'atmosphère était brûlante. Karen tira sur sa serviette. Elle était d'une blancheur immaculée, et surtout incroyablement courte !Relevant les yeux, elle vit son colocataire se lever et se diriger vers elle. Il avait dû mal nouer sa propre serviette, car à mi-chemin, elle glissa sur ses jambes et tomba par terre. La jeune fille plaqua aussitôt ses mains sur ses yeux. En fait, elle aurait bien voulu jeter un coup d'oeil à l'anatomie de Gustav, mais elle ne voulait pas passer pour une perverse !Pourtant, quand elle ouvrit les yeux, au bout d'une trentaine de secondes, il était toujours en tenue d'Adam. A nouveau, ses paupières se fermèrent violemment et elle lança :
"C'est bon, tu peux remettre ta serviette !
-Je...je n'en ai pas envie."Là, elle se demanda si elle n'avait pas des problèmes au niveau auditif. Très doucement, comme au ralenti, ses yeux s'ouvrirent pour la seconde fois. Il s'approcha d'elle, se pencha et l'embrassa. Un baiser très simple qu'il ne tarda pas à intensifier.
Machinalement, je me suis allongée sur le banc. J'ai senti un long frisson glacé me parcourir l'échine lorsqu'il est venu se positionner au-dessus de moi. J'ai passé mes mains dans son large dos, puis j'ai retiré ma serviette qui est restée coincée sous mon bassin. Nos peaux moites glissaient l'une contre l'autre. Nos doigts se sont entre-mêlés.
Brusquement, la porte du sauna s'ouvrit :
"Bonjour, je viens juste voir si tout se passe b..."La fille qui venait d'entrer n'acheva pas sa phrase. Elle avait des cheveux blonds et des yeux clairs, et portait un T-shirt bleu sur un slim. Elle regarda les deux jeunes gens un long moment, comme hébétée. Puis elle s'avança, saisit la serviette de Gustav qui traînait toujours au beau milieu de la salle et la leur lança. Karen repoussa le garçon, gentiment mais fermement. Elle s'enroula dans sa serviette et prit rapidement la direction des vestiaires. Une bonne douche froide lui ferait le plus grand bien.
La fille les attendait à l'entrée.
"Ecoutez-moi, les minets, vous êtes bien gentils mais vous avez intérêt à contrôler vos hormones, la prochaine fois !C'est un sauna ici, pas un club échangiste ! Vous faites partie des élèves allemands, non ?
-Oui, murmura Karen d'une voix à peine audible.
-Vous ne devriez pas être au musée ou je sais pas trop quoi ?Bref, je ne veux rien savoir. Mais si je vous surprends encore en train de vous envoyer en l'air, je le dis à votre prof !Tirez-vous, maintenant."Karen ne se fit pas prier. Alors qu'elle prenait le chemin de l'aire de jeux, la main de Gustav glissa dans la sienne et la serra. Elle sentit ses joues rosir. Elle le regarda timidement et il déposa un rapide baiser sur ses lèvres entrouvertes. Il se percha sur la table de ping-pong, et elle voulut l'imiter, mais à peine avait-elle posé les fesses dessus qu'elle bondit en avant. Elle était glacée ! D'une voix hésitante, le garçon lui demanda :
"Tu veux venir sur mes genoux ?"Karen hocha la tête. Elle s'appuya sur ses jambes et s'assied sur ses cuisses. Puis elle se pelotonna contre son torse.
Schrei so laut du kannst !!!! Schrei !!!

# Posté le dimanche 02 septembre 2007 03:27

waou !

waou !
Image : les twins à neuf ans (si je ne me trompe point lol)

Tout d'abord, un grand merci à tout le monde pour l'envolée de coms : 35 d'un coup ! Je peux vous assurer que j'ai passé une super nuit là franchement (non ma jum' ce n'est pas ce que tu crois ptdr) bref moi j'ai trouvé mieux qu'Herbal Essence (et Gus XD), ce sont vos supers coms !!!!Je suis sur un petit nuage !Lalalala

Merci, merci, merci !!!!! =D

Ensuite ça c'est du racontage de vie donc vous êtes pas obligée de le lire, mais hier soir, j'ai dit à mes parents : "le 1er septembre, c'était l'anniversaire de Tom et Bill.
Réponse de mon paternel :Ah, ils sont nés le même jour ?
Réponse de moi : Ben, ils sont jumeaux...
Réponse du paternel : Ah bon ?!Ils sont jumeaux ?!Mais ils se ressemblent pas du tout !
J'ai cru pénétrer dans la cinquième dimension...!!!!Je suis fan de TH depuis le tout début et mon père n'était même pas au courant qu'ils étaient jumeaux !!!!ça prouve à quel point mes parents écoutent ce que je dis !!!ptdr j'ai carrément dû lui montrer un magasine avec des photos d'eux petits, quand ils ont la même bouille !tsssss

# Posté le lundi 03 septembre 2007 02:14

suite

suite
Comme tout le monde le sait, je suis en deuil. Le deuil des vacances. Demain sera un jour funeste...ce sera la rentrée. Mais ne pleurez pas. Nous le savions. Nous nous y attendions. J'ai tenté, en vain, de me cacher derrière le mensonge. Cela n'a pas empêché la vérité de m'exploser au visage et....
alleeeez lol je déconne c'est la rentrée ok mais bon c'est pas si nul les cours ça permet de voir de nouvelles têtes, de se taper des délires à la cantoche, etc etc !!!bon ok chui d'accord y'a les devoirs, l'emploi du temps surchargé et toutes ces trucs déjà bien moins cools, mais ça, c'est la vie lol
Qui a eu cette idée folle, un jour d'inventer l'école ?C'est, ce, sacré Charlemagne, sacré Charlemaaaaaagne !!!
expldr bref tout ça pour dire qu'avec la rentrée je serais certainement connectée moins souvent (mercredi et weekends si tout va bien) donc je vous mets DEUX suites d'un coup ^^
bisouuuuuussssss =D

Gustav cligna des yeux. Il s'était endormi. Il lui fallut quelques instants pour se rappeler où il était. Le jeune homme voulut se redresser mais il eut soudain conscience d'un poids sur son corps. Karen !Elle avait dû s'assoupir aussi. Ses paupières étaient closes, et quelques mèches rebelles lui balayaient le visage. Il les replaça derrière ses oreilles et elle se réveilla progressivement. Il était près de cinq heures. Les autres n'allaient pas tarder à arriver. Ils descendirent de la table de ping-pong et rejoignirent leur chambre. Gustav enleva son blouson et s'affala sur le lit de Karen. Elle resta adossée contre le mur, les yeux rivés à la fenêtre. Tout à coup, il demanda :
"Tu regrettes ce qu'il s'est passé dans le sauna ?"Elle prit une grande inspiration. Sans qu'il le veuille vraiment, sa main agrippa le drap et le serra violemment. Il ne pensait pas qu'elle le regrettait, mais en voyant qu'elle se mordait la lèvre, il eut soudain peur. Elle se laissa tomber à côté de lui, se remit à sourire et lui donna un petit coup de poing dans l'épaule :
"Idiot !Tu crois que je n'en avais pas envie ?"Il sourit, soulagé, et la renversa sur le lit. Il chuchota :
"J'en étais sûr !Aucune fille ne peut résister à mon physique de rêve !
-T'as pas les chevilles qui enflent, par hasard ?!lâcha la jeune fille en riant. Mais moi, j'ai pas craqué pour ton corps. J'ai craqué pour tes yeux.
-Ah bon ?Mes yeux ?Ils ont rien de particulier, pourtant !Marron, y'a pas plus banal.
-Ils sont pas seulement marrons. Ils sont doux, chaleureux, généreux, pétillants, rieurs. Il y a plein de choses qui passent dans tes yeux. Ce sont deux rayons de soleil qui me réchauffent toute entière.
-Waou, ça t'arrive souvent de faire des tirades aussi poétiques ?demanda t-il, impressionné et flatté à la fois.
-Non, c'est toi qui me rend gâteuse !"Gustav la chatouilla. Elle se tortilla dans tous les sens en gloussant, jusqu'à ce qu'il pose ses lèvres sur son front, puis sur sa joue, puis dans son cou. Elle laissa échapper un petit grognement. Il se redressa et, s'appuyant sur ses coudes pour ne pas l'écraser, il lui demanda :
"T'aimes pas les bisous dans le cou ?
-Ben...si...justement, j'ai trouvé ça très sympa !"Il recommença, tandis que ses doigts se faufilaient sous son pull. Elle le stoppa net. Il ne comprit pas tout de suite, puis il tendit l'oreille : il y avait du chahut dans le couloir. Et il entendit distinctement le rire exagéré de Marcus !
Le dîner fut servi par la blonde qui les avait surpris dans le sauna. Gustav plongea le nez dans son assiette fumante. Les verres de ses lunettes se couvrirent de buée. Merde !se dit-il. Quelques minutes auparavant, il s'était regardé dans le miroir de la salle de bain, et il s'était trouvé moche. Mais il n'avait pas le choix. Il avait eu un problème avec ses lentilles de contact. Maintenant, il était limite aveugle. Exaspéré, il enleva ses lunettes deux secondes et tout devint flou autour de lui. Amelia Raulf choisit ce moment précis pour lui demander de lui passer le sel. Légèrement paniqué, il regarda autour de lui à la recherche d'un objet qui ressemblât approximativement à une salière. Manque de bol, les salières fournies par l'hôtel étaient en forme de vaches, et il ne les vit pas, malgré le fait qu'elles soient devant son nez. Il soupira profondément et se dit que ça ne pourrait pas être pire...lorsqu'un pied entra en contact avec son entre-jambe. Il y voyait aussi bien qu'une taupe, mais il savait que Karen n'était pas assise en face de lui. Elle était à sa droite. En face, il y avait une brune qu'il ne connaissait pas. Il recula sa chaise et voulut récupérer ses lunettes. Malheureusement, ses mains se refermèrent sur le vide. Où étaient-elle passées ?!La professeur s'impatientait :
"Gustav, tu as entendu ?Est-ce que tu peux me passer le sel ?
-Heu...je...ben...en fait, je me disais que...que le sel n'est pas bon pour la santé !Alors, vous devriez éviter d'en mettre sur votre viande parce que vous risqu...
-Je me porte comme un charme, merci !répliqua Amelia Raulf, exaspérée. Lena, donne-moi cette fichue salière s'il te plaît !"Gustav vit la forme floue devant lui tendre le bras, attraper un objet blanc et noir et le donner à une autre forme trouble, un peu plus loin. Puis la voix de Marcus retentit à sa gauche :
"Hey, Gus' !J'adore tes lunettes !
-Putain, rends-les moi !J'ai cru que je les avais paumés !
-Allez, je déconne !rétorqua Marcus. On y voit rien !
-Pour l'instant, c'est moi qui y voit rien !Alors tu me les donnes, abruti !s'énerva Gustav.
-Du calme, les garçons !lança soudain Amelia Raulf. Marcus, ça suffit. Donne lui ses lunettes."Marcus s'exécuta en grommelant. Le batteur lui arracha pratiquement les lunettes des mains avant de les replacer sur son nez. Il avait à nouveau une vision claire des choses. A sa droite, Karen, levait les yeux au ciel. A sa gauche, Marcus boudait. Et en face de lui...il y avait la fameuse brune qui le regardait en souriant. Cheveux bruns mi-longs, yeux sombres. Elle était mignonne, mais elle s'était trompée de type. Il pouvait toujours lui donner le numéro de Tom !
Plus tard dans la soirée, Gustav fit un rapide détour par les toilettes tandis que Karen prenait la direction de leur chambre. Les couloirs étaient déserts. Les élèves étaient pour la plupart dans la salle de jeux. Alors qu'il tirait la chasse, il sentit une présence derrière lui. Il se retourna. Marcus.
"Tu me regardes pisser, maintenant ?!lâcha Gustav.
-J'ai pas apprécié que tu me traites d'abruti, mec...je fais de la boxe, tu vas grave morfler. Y'a personne dans les chiottes, ils sont tous aux flippers, c'est con, hein ?Et puis surtout, y'a pas ta bande pour te défendre !Comment tu vas faire ?
-Ok, ok, je m'excuse, Marcus.
-Ah, ça y est, tu flippes, hein ?!Tu vas faire dans ton froc !
-Je viens de faire là où c'est approprié, c'est déjà pas mal, répliqua Gustav.
-Fait pas ton malin !Crois pas que je vais t'épargner. Alors, Gusty ?Qu'est-ce que tu vas faire sans tes trois copines ?"Ne jamais énerver un Devilish. Règle numéro un, apprise par coeur par tous les lycéens du Sebastian Friedrich Gymnasium. Gustav avait essayé d'être raisonnable et de rester calme. Mais là, c'était la goutte qui faisait déborder le vase. Il ne bougea pas d'un pouce, et ferma les yeux. Lorsqu'il les rouvrit, ils étaient blancs. Opaques. Comme ceux d'un aveugle. Comme si un voile les recouvrait. Il sourit. En face de lui, Marcus s'était immobilisé, terrifié. Il bafouilla quelques mots qui se muèrent en couinements apeurés, puis plus rien. Gustav tendit son poing fermé vers le garçon. Son sourire s'élargit et il déplia brusquement les doigts. Marcus fut soulevé par une force invisible et projeté contre le mur carrelé des toilettes.


# Posté le lundi 03 septembre 2007 06:15

deuxième suite ^^

Tention, passage un peu chaud dans cette partie ^^ (en italique, si jamais certaines ne veulent pas lire lol Cathy et ma twinette, je pense PAS DU TOUT à vous !ptdr)


Karen leva le nez de son magasine lorsque Gustav entra dans la chambre. Il posa ses beaux yeux marrons sur elle et elle se sentit frémir. Elle laissa la revue tomber par terre tandis que le jeune homme verrouillait la porte. Puis il enleva son T-shirt et elle se débarassa de son pull. Je m'allongeai sur le lit tandis qu'il se mettait à quatre pattes au-dessus de moi. Nos lèvres s'effleurèrent. Je laissai échapper un petit soupir de contentement en sentant ses mains caresser ma poitrine, sous mon T-shirt. Il ne tarda à me le retirer. Je posai mes propres mains sur son buste, explorai les courbes de son torse. Mes doigts rampèrent plus bas, vers son ventre. Je dessinai des cercles invisibles autour de son nombril avec mon index gauche. Il approcha son visage du mien, m'embrassa pour de bon cette fois-ci, alors que je cherchais un moyen efficace pour déboutonner rapidement la braguette de son jean. Il ne nous restait plus que nos sous-vêtements mais nous continuions à nous détailler mutuellement, à l'aide de nos mains. Désormais, chacun connaissait par coeur le corps de l'autre, ses courbes, ses creux, et tout le reste. Je passais mes mains derrière mon dos et dégrafai maladroitement mon soutien-gorge. Gustav acheva de me déshabiller avec lenteur, sans gestes inutiles. Et c'est avec des mouvements tout aussi paresseux qu'il retira son boxer. Il posa ses mains sur mes hanches et me pénétra. J'inspirai brutalement. C'était ma première fois. Mais je n'avais pas peur. Pas avec Gustav. Ses va-et-viens langoureux ne tardèrent pas à me décrisper. Je me laissai aller, sentant des vagues de plaisir me submerger. Ce n'était que le début. Ce n'était rien comparé à ce que j'allais ressentir en atteignant le septième ciel. A cette pensée, je me cambrai contre lui et restai collée à son torse, appuyée sur mes coudes. Il enfouit son visage dans mon cou, et son souffle chaud sur ma peau me fit délicieusement frissonner. Mes ongles s'enfoncèrent dans le matelas. Je me laissai retomber sur l'oreiller, incapable de me contrôler plus longtemps. Mon bassin se soulevait au rythme des coups de rein de Gustav, de plus en plus rapides et intenses. J'essayai de retenir mes gémissements sans y parvenir complètement. Lorsque dans un ultime coup de rein, j'atteignis le summum du plaisir, je mordis farouchement l'épaule de Gustav pour m'empêcher de crier. Lui se contenta de soupirer bruyamment. Ils restèrent étroitement enlacés. Leurs peaux étaient moites et leurs respirations saccadées.
Au cours de la nuit, Karen se réveilla. Quelque chose de poilu lui chatouillait le ventre. Elle jeta un coup d'oeil à Gustav et vit, stupéfaite, qu'il y avait un chien à la place du garçon. Il était allongé contre elle. Elle secoua la tête et frotta ses yeux avec ses poings. Quand elle les rouvrit, son ami était à nouveau là. Est-ce qu'elle avait eu une hallucination ?!Pourtant, elle avait senti la fourrure de l'animal contre sa peau !Elle fouilla la chambre des yeux, à la recherche du chien, mais il avait disparu. Elle se rendormit.
Le lendemain matin, alors qu'ils s'habillaient tranquillement, Karen décida de parler du chien à Gustav. Elle chercha ses mots puis demanda d'une voix hésitante :
"Est-ce que...est-ce que tu t'es levé, cette nuit ?
-Comment ça ?
-Ben...est-ce que t'es allé aux toilettes, ou bien est-ce que t'as fait une petite promenade nocturne ?Je veux dire, pourquoi pas, ou peut-être que t'es somnanbule ?
-Non, je suis resté couché toute la nuit. Y'a un problème ?ajouta t-il, les sourcils froncés.
-D'accord, soupira Karen. Je...bon, tu vas me prendre pour une folle, mais je crois avoir vu un chien sur le lit, cette nuit.
-Un chien ?Un chien comment ?"La jeune fille se mordit la lèvre. Les yeux de Gustav brillaient d'une étrange lueur. Et voilà, il la prenait pour une cinglée. Elle en était sûre. Désepérée, elle bafouilla :
"Un chien, genre labrador, enfin je sais pas je m'y connais pas, un chien de taille moyenne avec le poil doré...j'ai pas eu le temps de bien le détailler, deux secondes plus tard il avait disparu...
-Oh, c'est sûrement le clebs des proprios, alors. J'ai cru comprendre qu'ils en avaient un. Il se balade peut-être dans les couloirs la nuit, rétorqua Gustav en haussant les épaules.
-Tu as sans doute raison."Durant le petit déjeuner, elle se rendit compte que ce n'était pas possible. Elle venait de se souvenir d'un détail : Gustav avait fermé la porte à clé, hier soir. Histoire qu'on ne puisse pas les surprendre. Le chien n'aurait pas pu rentrer. La fenêtre était aussi verrouillée, et de toutes façons, elle ne voyait pas comme l'animal aurait pu grimper jusque-là !Ou alors il était déjà dans la pièce lorsque Gustav avait fermé à clé, caché sous le lit par exemple. Mais ça non plus, ce n'était pas réaliste. Il serait resté coincé dans la chambre, et en se levant le matin, il n'y avait aucune trace de lui. Elle laissa échapper un profond soupir. Elle devenait folle. Et elle avait l'impression qu'elle n'était pas la seule. Marcus restait étrangement silencieux. Même la professeur s'en était étonnée. De plus, il avait une bosse de la taille d'un oeuf de pigeon à l'arrière du crâne et refusait obstinément de répondre aux questions qu'on lui posait à ce sujet. La peur se lisait dans ses yeux, qu'il gardait braqués sur ses baskets. Son comportement étrange mettait les autres mal à l'aise. Amelia Raulf comprise. Celle-ci tapa brusquement dans ses mains et lança d'un ton qui se voulait enjoué, mais qui sonnait terriblement faux :
"Dès que vous aurez terminé votre petit-déjeuner, vous filerez à la douche !Nous allons voir le maire, cet après-midi. Je veux que vous soyez présentables, et polis, bien entendu."Tout le monde hocha la tête, sauf Marcus, d'un mutisme impressionnant.
Karen se déshabilla, plia ses vêtements et les posa sur le couvre-lit jaune et fleuri. Elle enfila un peignoir pelucheux et saisit la serviette de bain posée sur la chaise. Gustav faisait un billard avec d'autres gars. Elle irait prendre sa douche pendant ce temps-là. Prenant la direction de la salle de bain réservée aux filles, elle fut enveloppée par des volutes de vapeur lorsqu'elle ouvrit la porte. Elle se dépêcha de la refermer pour conserver la chaleur à l'intérieur de la pièce. Trois filles étaient présentes. La première, emballée dans une serviette, coiffait avec vigueur ses cheveux humides. Les deux autres se prélassaient sous le jet d'eau brûlante. Karen se débarassa de son peignoir, et tourna le robinet de la dernière douche libre. L'eau chaude jaillit sur son crâne et ruissela le long de son corps. Elle fit couler du shampoing dans sa paume et frotta énergiquement ses cheveux. A peine les avait-elle rincé que l'eau cessa de couler. Surprise, elle vit qu'une des filles avait la main sur le robinet. Lena. Ses yeux étaient animés par une lueur farouche.
"Je peux savoir pourquoi tu as stoppé l'eau ?demanda Karen, étonnée.
-Tu as l'air proche de Gustav...très proche, même...susurra Lena avec une grimace. Certains affirment que la porte de votre chambre était fermée à clé, hier soir...
-Tu nous espionnes ?!
-Ne sois pas parano !C'est une rumeur, c'est tout...du moins je l'espère pour toi, ma jolie. Ecoute-moi bien, Karen. Les Devilish inspirent le respect et il émane d'eux une puissance mystérieuse, incroyable...!Mon voeu le plus cher a toujours été de faire partie de leurs amis, bien qu'il s'agisse d'un cercle très fermé. Et il n'y a qu'un seul moyen pour que je parvienne à mes fins : il faut que je devienne la petite amie d'un Devilish. Je me suis fait culbutée deux fois par Tom Kaulitz, mais ça n'a rien donné !Je me suis rendue compte, un peu tard, qu'il n'aimait pas les relations durables. Bill...Bill, je préfère ne pas m'y attaquer. C'est le plus craint, le plus respecté des quatre. Le moindre faux pas me serait fatal. Quant à Georg, il est casé. Il ne me reste plus que Gustav. Et ne crois pas que je vais me laisser doubler par une fille qui vient tout juste de débarquer dans notre lycée !
-T'es tarée, ma parole !lâcha Karen, complètement abasourdie par ces révélations. T'as pété les plombs !Tu...tu ne peux pas forcer Gustav à t'aimer !
-Tu crois ça ?!Tu vas voir, espèce de p...
-La ferme, Lena."trancha une voix sèche. Toutes les filles se tournèrent vers la porte. Julia se tenait appuyée contre le mur, bras croisés. Karen ne l'avait même pas entendue entrer. Les autres non plus, d'ailleurs, vu leurs têtes. Karen songea que Lena allait s'en prendre à la nouvelle arrivante, mais elle resta muette. Enfilant rapidement son peignoir, elle sortit et laissa la porte grande ouverte. Un courant d'air s'engouffra dans la pièce, rafraîchissant nettement l'atmosphère. Les deux autres filles quittèrent rapidement les lieux. Karen se tortilla les mains avant de murmurer un faible merci. Julia hocha la tête en souriant. Lavées et habillées, elles allèrent s'installer dehors, sur un banc, pour être tranquilles. Julia prit la parole la première :
"On a plus vraiment reparlé ensemble depuis la rentrée. C'est dommage, car tu m'avais semblé très sympa. Et je suis persuadée que tu l'es, d'ailleurs.
-Oui, c'est aussi l'impression que j'ai eu de toi !Mais, pour être franche, ce que tu m'as dit ce jour-là m'a un peu refroidie !A propos du fait que tu n'avais pas beaucoup d'amis...expliqua Karen.
-Oh, je vois !Je suis vraiment désolée, je voulais pas t'effrayer !En fait, je suis la petite amie de Georg. D'un Devilish, quoi. C'est pour ça que les filles ne m'aiment pas trop, en général. Et c'est aussi pour ça que Lena ne m'a rien fait. Pour ce qui est des garçons...ils ont tellement la trouille qu'ils osent à peine me dire bonjour. Je pensais que tu allais me jalouser. Il n'y a pas de raisons, d'ailleurs. Je ne me considère pas comme supérieure. Georg est un garçon comme les autres. Enfin, presque...lui est peut-être supérieur...
-Qu'est-ce que tu veux dire ?"Julia lui raconta alors une histoire. Durant le Moyen-Âge, le centre de l'Allemagne était gouverné par trois puissants rois. Amadeus, Peter et Klaus. Leurs châteaux étaient à proximité les uns des autres, mais ils vivaient en harmonie. Entraînés au combat par le même chevalier, ils avaient passé pratiquement toute leur adolescence ensemble, ce qui avait forgé leur amitié. Un jour, au cours d'une balade à cheval dans la forêt, ils découvrirent un vieillard avachi contre un rocher. Il était à moitié mort de faim, et semblait en piteux état. Les jeunes rois n'hésitèrent pas une seule seconde : ils chargèrent le vieil homme sur le cheval de Klaus et rentrèrent rapidement au château. Là, ils confièrent l'inconnu aux servantes qui durant plusieurs jours, le nourrirent et le firent boire. Il repris peu à peu connaissance, et on put le laver et lui donner des vêtements convenables. Il était toujours trop faible pour se lever, mais chaque jour, les trois amis vinrent le voir et restèrent à son chevet de longues heures pour s'assurer qu'il reprenait des forces. Quand il fut tout à fait guéri, il confia à ses hôtes qu'il se nommait Lucifer. Il était l'un des messagers du Diable lui-même, et venait sur la Terre pour observer les actions des hommes et avertir ceux qui avaient un mauvais comportement. Tout d'abord, les jeunes hommes crurent qu'il avait perdu la tête. Mais le vieillard repris sa forme démoniaque sous leurs yeux, et ils ne purent faire autrement que d'y croire. Terrifiés, ils voulurent s'enfuir mais Lucifer les retint. Ils l'avaient sauvé et il souhaitait les remercier. Il leur légua ses pouvoirs. Des pouvoirs démoniaques et destructeurs, mais très utiles si on savait les maîtriser. Puis le vieil homme disparut. Aussitôt, Amadeus, Peter et Klaus allèrent s'isoler dans la forêt, curieux de savoir si tout cela était vrai. Et ce fut le cas. Ils détruirent plusieurs souches, et même un rocher, par la seule force de leur volonté. Ils découvrirent également qu'ils pouvaient changer d'apparence.
"Selon la légende, continua Julia, les Devilish seraient les descendants d'Amadeus, Peter et Klaus. Et Bill, Tom, Georg et Gustav auraient hérité des pouvoirs de leurs ancêtres. Maintenant, je ne sais pas si c'est un mythe ou si c'est la réalité. Georg s'est toujours montré très discret à ce sujet."Karen réfléchit un long moment. Tout ça était très mystérieux. Elle ne croyait pas vraiment à la magie, mais étrangement, cette histoire lui semblait réelle. Alors qu'elle était perdue dans ses pensées, elle entendit quelqu'un marcher sur les graviers, derrière elle. Elle se retourna. Gustav. Il fit la bise à Julia, puis celle-ci s'en alla. La garçon s'assied à côté de Karen, puis il lui demanda :
"Alors, de quoi est-ce que vous parliez ?
-Oh, rien d'important...des trucs de filles, mentit Karen.
-Tu mens très mal.
-Tout comme toi, répliqua la jeune fille.
-C'est bien vrai !Enfin, c'est plutôt cool de ne pas être doué pour les mensonges. Au moins, ça nous oblige à être franc l'un envers l'autre, fit Gustav d'un air pensif. Je suis pas allergique au pollen, ajouta t-il avec un petit sourire.
-Oui, ça je sais !répondit la lycéenne en riant.
-Donc ?Qu'est-ce que Julia t'a raconté ?insista le garçon.
-Elle m'a parlé d'une légende. Tu dois sûrement connaitre !Trois rois...Amadeus, Peter et Klaus...ils sauvent un démon, et celui-ci leur offre ses pouvoirs en guise de remerci...
-Je la connais par coeur, de A à Z, merci !coupa le Devilish avec un air exaspéré.
-C'est une histoire vraie ?
-Karen...tu crois vraiment à la magie et à tous ces trucs de gamins ?
-Eh bien...commença la jeune fille d'une voix hésitante. Non...non, je n'y crois pas.
-C'est rassurant !"Elle essaya d'esquisser un sourire mais n'y parvint pas. Elle n'était pas sûre de ce qu'elle venait d'affirmer.



deuxième suite ^^

# Posté le lundi 03 septembre 2007 06:24

Piano

# Posté le lundi 03 septembre 2007 07:12