Tention, passage un peu chaud dans cette partie ^^ (en italique, si jamais certaines ne veulent pas lire lol Cathy et ma twinette, je pense PAS DU TOUT à vous !ptdr)
Karen leva le nez de son magasine lorsque Gustav entra dans la chambre. Il posa ses beaux yeux marrons sur elle et elle se sentit frémir. Elle laissa la revue tomber par terre tandis que le jeune homme verrouillait la porte. Puis il enleva son T-shirt et elle se débarassa de son pull. Je m'allongeai sur le lit tandis qu'il se mettait à quatre pattes au-dessus de moi. Nos lèvres s'effleurèrent. Je laissai échapper un petit soupir de contentement en sentant ses mains caresser ma poitrine, sous mon T-shirt. Il ne tarda à me le retirer. Je posai mes propres mains sur son buste, explorai les courbes de son torse. Mes doigts rampèrent plus bas, vers son ventre. Je dessinai des cercles invisibles autour de son nombril avec mon index gauche. Il approcha son visage du mien, m'embrassa pour de bon cette fois-ci, alors que je cherchais un moyen efficace pour déboutonner rapidement la braguette de son jean. Il ne nous restait plus que nos sous-vêtements mais nous continuions à nous détailler mutuellement, à l'aide de nos mains. Désormais, chacun connaissait par coeur le corps de l'autre, ses courbes, ses creux, et tout le reste. Je passais mes mains derrière mon dos et dégrafai maladroitement mon soutien-gorge. Gustav acheva de me déshabiller avec lenteur, sans gestes inutiles. Et c'est avec des mouvements tout aussi paresseux qu'il retira son boxer. Il posa ses mains sur mes hanches et me pénétra. J'inspirai brutalement. C'était ma première fois. Mais je n'avais pas peur. Pas avec Gustav. Ses va-et-viens langoureux ne tardèrent pas à me décrisper. Je me laissai aller, sentant des vagues de plaisir me submerger. Ce n'était que le début. Ce n'était rien comparé à ce que j'allais ressentir en atteignant le septième ciel. A cette pensée, je me cambrai contre lui et restai collée à son torse, appuyée sur mes coudes. Il enfouit son visage dans mon cou, et son souffle chaud sur ma peau me fit délicieusement frissonner. Mes ongles s'enfoncèrent dans le matelas. Je me laissai retomber sur l'oreiller, incapable de me contrôler plus longtemps. Mon bassin se soulevait au rythme des coups de rein de Gustav, de plus en plus rapides et intenses. J'essayai de retenir mes gémissements sans y parvenir complètement. Lorsque dans un ultime coup de rein, j'atteignis le summum du plaisir, je mordis farouchement l'épaule de Gustav pour m'empêcher de crier. Lui se contenta de soupirer bruyamment. Ils restèrent étroitement enlacés. Leurs peaux étaient moites et leurs respirations saccadées.
Au cours de la nuit, Karen se réveilla. Quelque chose de poilu lui chatouillait le ventre. Elle jeta un coup d'oeil à Gustav et vit, stupéfaite, qu'il y avait un chien à la place du garçon. Il était allongé contre elle. Elle secoua la tête et frotta ses yeux avec ses poings. Quand elle les rouvrit, son ami était à nouveau là. Est-ce qu'elle avait eu une hallucination ?!Pourtant, elle avait senti la fourrure de l'animal contre sa peau !Elle fouilla la chambre des yeux, à la recherche du chien, mais il avait disparu. Elle se rendormit.
Le lendemain matin, alors qu'ils s'habillaient tranquillement, Karen décida de parler du chien à Gustav. Elle chercha ses mots puis demanda d'une voix hésitante :
"Est-ce que...est-ce que tu t'es levé, cette nuit ?
-Comment ça ?
-Ben...est-ce que t'es allé aux toilettes, ou bien est-ce que t'as fait une petite promenade nocturne ?Je veux dire, pourquoi pas, ou peut-être que t'es somnanbule ?
-Non, je suis resté couché toute la nuit. Y'a un problème ?ajouta t-il, les sourcils froncés.
-D'accord, soupira Karen. Je...bon, tu vas me prendre pour une folle, mais je crois avoir vu un chien sur le lit, cette nuit.
-Un chien ?Un chien comment ?"La jeune fille se mordit la lèvre. Les yeux de Gustav brillaient d'une étrange lueur. Et voilà, il la prenait pour une cinglée. Elle en était sûre. Désepérée, elle bafouilla :
"Un chien, genre labrador, enfin je sais pas je m'y connais pas, un chien de taille moyenne avec le poil doré...j'ai pas eu le temps de bien le détailler, deux secondes plus tard il avait disparu...
-Oh, c'est sûrement le clebs des proprios, alors. J'ai cru comprendre qu'ils en avaient un. Il se balade peut-être dans les couloirs la nuit, rétorqua Gustav en haussant les épaules.
-Tu as sans doute raison."Durant le petit déjeuner, elle se rendit compte que ce n'était pas possible. Elle venait de se souvenir d'un détail : Gustav avait fermé la porte à clé, hier soir. Histoire qu'on ne puisse pas les surprendre. Le chien n'aurait pas pu rentrer. La fenêtre était aussi verrouillée, et de toutes façons, elle ne voyait pas comme l'animal aurait pu grimper jusque-là !Ou alors il était déjà dans la pièce lorsque Gustav avait fermé à clé, caché sous le lit par exemple. Mais ça non plus, ce n'était pas réaliste. Il serait resté coincé dans la chambre, et en se levant le matin, il n'y avait aucune trace de lui. Elle laissa échapper un profond soupir. Elle devenait folle. Et elle avait l'impression qu'elle n'était pas la seule. Marcus restait étrangement silencieux. Même la professeur s'en était étonnée. De plus, il avait une bosse de la taille d'un oeuf de pigeon à l'arrière du crâne et refusait obstinément de répondre aux questions qu'on lui posait à ce sujet. La peur se lisait dans ses yeux, qu'il gardait braqués sur ses baskets. Son comportement étrange mettait les autres mal à l'aise. Amelia Raulf comprise. Celle-ci tapa brusquement dans ses mains et lança d'un ton qui se voulait enjoué, mais qui sonnait terriblement faux :
"Dès que vous aurez terminé votre petit-déjeuner, vous filerez à la douche !Nous allons voir le maire, cet après-midi. Je veux que vous soyez présentables, et polis, bien entendu."Tout le monde hocha la tête, sauf Marcus, d'un mutisme impressionnant.
Karen se déshabilla, plia ses vêtements et les posa sur le couvre-lit jaune et fleuri. Elle enfila un peignoir pelucheux et saisit la serviette de bain posée sur la chaise. Gustav faisait un billard avec d'autres gars. Elle irait prendre sa douche pendant ce temps-là. Prenant la direction de la salle de bain réservée aux filles, elle fut enveloppée par des volutes de vapeur lorsqu'elle ouvrit la porte. Elle se dépêcha de la refermer pour conserver la chaleur à l'intérieur de la pièce. Trois filles étaient présentes. La première, emballée dans une serviette, coiffait avec vigueur ses cheveux humides. Les deux autres se prélassaient sous le jet d'eau brûlante. Karen se débarassa de son peignoir, et tourna le robinet de la dernière douche libre. L'eau chaude jaillit sur son crâne et ruissela le long de son corps. Elle fit couler du shampoing dans sa paume et frotta énergiquement ses cheveux. A peine les avait-elle rincé que l'eau cessa de couler. Surprise, elle vit qu'une des filles avait la main sur le robinet. Lena. Ses yeux étaient animés par une lueur farouche.
"Je peux savoir pourquoi tu as stoppé l'eau ?demanda Karen, étonnée.
-Tu as l'air proche de Gustav...très proche, même...susurra Lena avec une grimace. Certains affirment que la porte de votre chambre était fermée à clé, hier soir...
-Tu nous espionnes ?!
-Ne sois pas parano !C'est une rumeur, c'est tout...du moins je l'espère pour toi, ma jolie. Ecoute-moi bien, Karen. Les Devilish inspirent le respect et il émane d'eux une puissance mystérieuse, incroyable...!Mon voeu le plus cher a toujours été de faire partie de leurs amis, bien qu'il s'agisse d'un cercle très fermé. Et il n'y a qu'un seul moyen pour que je parvienne à mes fins : il faut que je devienne la petite amie d'un Devilish. Je me suis fait culbutée deux fois par Tom Kaulitz, mais ça n'a rien donné !Je me suis rendue compte, un peu tard, qu'il n'aimait pas les relations durables. Bill...Bill, je préfère ne pas m'y attaquer. C'est le plus craint, le plus respecté des quatre. Le moindre faux pas me serait fatal. Quant à Georg, il est casé. Il ne me reste plus que Gustav. Et ne crois pas que je vais me laisser doubler par une fille qui vient tout juste de débarquer dans notre lycée !
-T'es tarée, ma parole !lâcha Karen, complètement abasourdie par ces révélations. T'as pété les plombs !Tu...tu ne peux pas forcer Gustav à t'aimer !
-Tu crois ça ?!Tu vas voir, espèce de p...
-La ferme, Lena."trancha une voix sèche. Toutes les filles se tournèrent vers la porte. Julia se tenait appuyée contre le mur, bras croisés. Karen ne l'avait même pas entendue entrer. Les autres non plus, d'ailleurs, vu leurs têtes. Karen songea que Lena allait s'en prendre à la nouvelle arrivante, mais elle resta muette. Enfilant rapidement son peignoir, elle sortit et laissa la porte grande ouverte. Un courant d'air s'engouffra dans la pièce, rafraîchissant nettement l'atmosphère. Les deux autres filles quittèrent rapidement les lieux. Karen se tortilla les mains avant de murmurer un faible merci. Julia hocha la tête en souriant. Lavées et habillées, elles allèrent s'installer dehors, sur un banc, pour être tranquilles. Julia prit la parole la première :
"On a plus vraiment reparlé ensemble depuis la rentrée. C'est dommage, car tu m'avais semblé très sympa. Et je suis persuadée que tu l'es, d'ailleurs.
-Oui, c'est aussi l'impression que j'ai eu de toi !Mais, pour être franche, ce que tu m'as dit ce jour-là m'a un peu refroidie !A propos du fait que tu n'avais pas beaucoup d'amis...expliqua Karen.
-Oh, je vois !Je suis vraiment désolée, je voulais pas t'effrayer !En fait, je suis la petite amie de Georg. D'un Devilish, quoi. C'est pour ça que les filles ne m'aiment pas trop, en général. Et c'est aussi pour ça que Lena ne m'a rien fait. Pour ce qui est des garçons...ils ont tellement la trouille qu'ils osent à peine me dire bonjour. Je pensais que tu allais me jalouser. Il n'y a pas de raisons, d'ailleurs. Je ne me considère pas comme supérieure. Georg est un garçon comme les autres. Enfin, presque...lui est peut-être supérieur...
-Qu'est-ce que tu veux dire ?"Julia lui raconta alors une histoire. Durant le Moyen-Âge, le centre de l'Allemagne était gouverné par trois puissants rois. Amadeus, Peter et Klaus. Leurs châteaux étaient à proximité les uns des autres, mais ils vivaient en harmonie. Entraînés au combat par le même chevalier, ils avaient passé pratiquement toute leur adolescence ensemble, ce qui avait forgé leur amitié. Un jour, au cours d'une balade à cheval dans la forêt, ils découvrirent un vieillard avachi contre un rocher. Il était à moitié mort de faim, et semblait en piteux état. Les jeunes rois n'hésitèrent pas une seule seconde : ils chargèrent le vieil homme sur le cheval de Klaus et rentrèrent rapidement au château. Là, ils confièrent l'inconnu aux servantes qui durant plusieurs jours, le nourrirent et le firent boire. Il repris peu à peu connaissance, et on put le laver et lui donner des vêtements convenables. Il était toujours trop faible pour se lever, mais chaque jour, les trois amis vinrent le voir et restèrent à son chevet de longues heures pour s'assurer qu'il reprenait des forces. Quand il fut tout à fait guéri, il confia à ses hôtes qu'il se nommait Lucifer. Il était l'un des messagers du Diable lui-même, et venait sur la Terre pour observer les actions des hommes et avertir ceux qui avaient un mauvais comportement. Tout d'abord, les jeunes hommes crurent qu'il avait perdu la tête. Mais le vieillard repris sa forme démoniaque sous leurs yeux, et ils ne purent faire autrement que d'y croire. Terrifiés, ils voulurent s'enfuir mais Lucifer les retint. Ils l'avaient sauvé et il souhaitait les remercier. Il leur légua ses pouvoirs. Des pouvoirs démoniaques et destructeurs, mais très utiles si on savait les maîtriser. Puis le vieil homme disparut. Aussitôt, Amadeus, Peter et Klaus allèrent s'isoler dans la forêt, curieux de savoir si tout cela était vrai. Et ce fut le cas. Ils détruirent plusieurs souches, et même un rocher, par la seule force de leur volonté. Ils découvrirent également qu'ils pouvaient changer d'apparence.
"Selon la légende, continua Julia, les Devilish seraient les descendants d'Amadeus, Peter et Klaus. Et Bill, Tom, Georg et Gustav auraient hérité des pouvoirs de leurs ancêtres. Maintenant, je ne sais pas si c'est un mythe ou si c'est la réalité. Georg s'est toujours montré très discret à ce sujet."Karen réfléchit un long moment. Tout ça était très mystérieux. Elle ne croyait pas vraiment à la magie, mais étrangement, cette histoire lui semblait réelle. Alors qu'elle était perdue dans ses pensées, elle entendit quelqu'un marcher sur les graviers, derrière elle. Elle se retourna. Gustav. Il fit la bise à Julia, puis celle-ci s'en alla. La garçon s'assied à côté de Karen, puis il lui demanda :
"Alors, de quoi est-ce que vous parliez ?
-Oh, rien d'important...des trucs de filles, mentit Karen.
-Tu mens très mal.
-Tout comme toi, répliqua la jeune fille.
-C'est bien vrai !Enfin, c'est plutôt cool de ne pas être doué pour les mensonges. Au moins, ça nous oblige à être franc l'un envers l'autre, fit Gustav d'un air pensif. Je suis pas allergique au pollen, ajouta t-il avec un petit sourire.
-Oui, ça je sais !répondit la lycéenne en riant.
-Donc ?Qu'est-ce que Julia t'a raconté ?insista le garçon.
-Elle m'a parlé d'une légende. Tu dois sûrement connaitre !Trois rois...Amadeus, Peter et Klaus...ils sauvent un démon, et celui-ci leur offre ses pouvoirs en guise de remerci...
-Je la connais par coeur, de A à Z, merci !coupa le Devilish avec un air exaspéré.
-C'est une histoire vraie ?
-Karen...tu crois vraiment à la magie et à tous ces trucs de gamins ?
-Eh bien...commença la jeune fille d'une voix hésitante. Non...non, je n'y crois pas.
-C'est rassurant !"Elle essaya d'esquisser un sourire mais n'y parvint pas. Elle n'était pas sûre de ce qu'elle venait d'affirmer.