"Je vous attends dans la cuisine.."Et il se dirigea vers la porte qu'il referma soigneusement derrière lui. Karen bondit hors du lit et enfila ses vêtements à la hâte. Puis elle désigna la fenêtre de la chambre et chuchota à Gustav :
"Va t'en !Va t'en vite, passe par la fenêtre, je trouverai un truc à dire à mes parents. Y'a la gouttière, tu p...
-Tu délires ou quoi ?Tu crois que je vais m'en aller et te laisser toute seule ?!
-Bien sûr que oui !
-Bien sûr que non !rétorqua le garçon. Je reste avec toi. Je vais parler à tes parents, m'expliquer, répondre à leurs questions. Je ne suis pas un lâche."Elle sonda son regard un long moment avant de laisser échapper un soupir résigné. C'était sûrement la réponse que n'importe quelle fille voudrait avoir. Mais pas Karen. Elle voulait à tout prix que Gustav évite la tempête. C'est elle qui l'avait fait rentré, elle qui était fautive. Après s'être habillés, ils descendirent donc à la cuisine. Les parents de la jeunes fille préparaient la table pour le petit-déjeuner. Stupéfaite, Karen vit son petit ami s'avancer vers son père et lui dire, après lui avoir serré la main :
"Je suis Gustav...excusez-moi pour...le dérangement.
-Ah...Karen m'a beaucoup parlé de vous. Ce n'est pas grave, jeune homme, mais la prochaine fois, essayez de nous prévenir. La discrétion n'est apparemment pas votre fort, et...vous avez des traces de dent dans le cou."Karen vit les joues de son petit ami prendre une teinte cramoisie. La discrétion n'est apparemment pas votre fort ?Qu'est-ce qu'il avait voulu dire par là ?Elle essaya de se rappeler si ils avaient été particulièrement bruyants cette nuit, mais sa mère l'interrompit dans ses pensées en lui proposant un café. Elle hocha timidement la tête et s'installa à la table de la cuisine. Le batteur fit de même, et les Katze se mirent à parler avec de lui de manière tout à fait normale. Karen haussa les sourcils, étonnée. Elle s'attendait à une leçon de morale, et voilà que ses parents discutaient tranquillement avec le garçon qu'ils avaient surpris dans son lit !Elle tendit la main et prit celle de sa mère. Celle-ci lui sourit.
Un peu plus tard dans la matinée, Karen raccompagna Gustav chez lui. Il était rayonnant et lança :
"Je crois que ton père m'aime bien !"La jeune fille éclata de rire et l'embrassa. Ils bavardèrent encore quelques minutes avant d'arriver à hauteur de la maison. Karen, qui marchait d'un pas guilleret, stoppa brusquement. Elle avait des hallucinations ou quoi ?!Voilà qu'elle voyait un cheval sur le trottoir !Un grand cheval alezan et musclé, dont les crins voletaient dans la petite brise matinale. Impatient, il râclait le sol de son sabot. Devant l'air impassible de Gustav, la lycéenne demanda d'un ton hésitant :
"T'as...un cheval ?
-Heu...non...Pourquoi tu me demandes ça, tout à coup ?répliqua le garçon en fronçant les sourcils.
-Ben...je...enfin, tu...tu vas rire mais...je vois un cheval, là...
-Un cheval ?
-Oui. Sur le trottoir, y'a un grand cheval alezan. Brun, si tu préfères. Tu le vois pas ?"Gustav lui jeta un regard alarmé. Elle se mordit la lèvre. Il avait eu bien des occasions de la prendre pour une folle, auparavant, mais il ne l'avait jamais fait. Pourtant, aujourd'hui, c'est sûr, il allait croire qu'elle avait pété les plombs !Au lieu de ça, il serra plus fort sa main et l'entraîna vers le portail. C'est alors que Karen se rendit compte que le cheval avait disparu. Par contre, Georg était planté à côté de la boîte aux lettres. Malgré ses maux de tête et sa gueule de bois, il venait prendre des nouvelles pour savoir si ils n'avaient pas eu de problèmes hier soir. Il s'en alla au bout d'une bonne demi-heure, durant laquelle Karen n'avait cessé de réfléchir. Gustav parut indécis, puis après lui avoir déposé un baiser sur les lèvres, il rentra chez lui. Elle fit demi-tour en songeant qu'elle avait perdu la tête. Après avoir croisé ce chien inexistant un peu partout dans l'auberge suédoise, voilà qu'elle tombait nez à nez avec un cheval au beau milieu de la rue !
Dans la soirée, une fois le dîner terminé, elle alluma son ordinateur portable et se connecta au Net. Lorsque la homepage de Yahoo s'afficha, elle commença à écrire l'adresse de son blog...puis effaça tout. Comme guidés par quelqu'un d'autre, ses doigts tapèrent : Klaus, Peter et Amadeus. Plusieurs sites s'affichèrent, lui donnant une multitude de choix. Elle cliqua sur plusieurs liens, mais elle ne trouva que très peu d'informations. Après avoir parcouru plusieurs pages, elle cliqua au hasard, exaspérée, et l'écran devint noir. Elle crut un bref moment que l'ordinateur s'était éteint, puis des lettres rouges apparurent sur le fond noir : La Légende des Trois Rois. Ensuite, la phrase disparut, et tout un texte s'inscrivit à la place. Elle lut rapidement quelques lignes avant de tomber sur une illustration. Elle retint son souffle. Il s'agissait d'une gravure ancienne qui représentait un cheval, un chien et un corbeau. Elle approcha son visage de l'écran. Le chien et le cheval...c'étaient ceux qu'elle avait vu !Elle en était certaine, ils avaient la même silhouette, les mêmes caractéristiques. En-dessous de la gravure était inscrit : Peter, Klaus et Amadeus sous leur forme animale. Sans vraiment s'en rendre compte, Karen porta sa main à sa bouche. La jeune fille n'en croyait pas ses yeux. Plus bas, il y avait l'arbre généalogique des trois rois. Elle était en train de le parcourir lorsque l'écran redevint noir. Comme ça, sans raison apparente. Enervée, elle appuya sur plusieurs touches mais rien ne se produisit. Cette fois-ci, l'ordinateur était réellement éteint. Elle l'alluma et trouva qu'il mettait bien de trop de temps à démarrer. Quelques minutes plus tard, elle se connectait à nouveau...et ne trouva plus le site. Abasourdie, elle chercha sur les autres pages que le serveur lui proposait, mais il avait bel et bien disparu. Cet étrange phénomène la rendit anxieuse. Puis elle se réprimanda. Si ça se trouve, le créateur du site venait de le supprimer, voilà tout. Pas de quoi en faire un fromage. Et pourtant, cela continuait à lui trotter dans la tête. Elle passa une nuit agitée, et en se réveillant, elle était bien décidée à poser des questions à Gustav. Elle enfila un sweat et un jean et retourna chez le garçon. Mme Schäffer lui ouvrit et la fit entrer avec un sourire chaleureux. Puis elle lui demanda si elle était une amie de Gustav. Karen en eut le souffle coupé. La mère de Gustav ne savait donc pas qui elle était ?Il ne lui avait jamais parlé d'elle ?Elle bafouilla :
"Je...je suis la...la petite amie de Gustav...
-Vraiment ?"Mme Schäffer paraissait aussi surprise qu'elle.
wala donc j'irai voir vos suites demain ^^ (ce soir impossible je regarde France-Angleterre xD)pis je remercie ma nouvelleu lectrice, Chloë si je ne me trompe point, pour son très gentil com ^_^ tout lire d'un coup franchement faut le faire ! je sais que j'écris par blocs et que c'est pas forcément génial mais bon je ne changerai pas de méthode !lol
bzou à toi, à vous, et merchi merchi merchi because you are the best !
(putainnn ça fait même pas trois minutes qu'ils jouent et les Français se sont dja pris un essai dans la gueule !pardon xD)